Qui est le Dr Bernard Castelli ? Profil et parcours professionnel
Le Dr Bernard Castelli est un ophtalmologue ayant exercé à Marseille, notamment en lien avec la clinique Monticelli-Vélodrome. Spécialisé dans les interventions courantes telles que la chirurgie de la cataracte, la correction laser et la pose d’implants multifocaux, il a longtemps été sollicité par des patients en quête de restauration visuelle.
Diplômé en médecine française, il a exercé en secteur privé, attirant une clientèle régulière pour ses consultations et actes chirurgicaux. Cependant, depuis 2024, son nom est apparu dans plusieurs affaires médiatisées liées à des complications post-opératoires graves, ce qui a conduit à une sanction de l’Ordre des médecins, dont il a fait appel.
À ce jour, aucune activité clinique n'est répertoriée à son nom, et son cabinet situé au 266 boulevard Baille dans le 5ᵉ arrondissement de Marseille est indiqué comme fermé définitivement sur PagesJaunes. Bien que certaines sources mentionnent qu’il continuait d’exercer en 2025 en attendant le verdict final de son appel, aucune plateforme officielle de prise de rendez-vous, comme Doctolib ou Santé.fr, ne le référence en 2026. Cette absence de visibilité institutionnelle renforce l’hypothèse d’une cessation d’activité, même si le dossier disciplinaire reste en cours.
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Les avis patients : un avis partagé, entre satisfaction et drames médicaux
Les retours en ligne concernant le Dr Bernard Castelli montrent une forte dichotomie. D’un côté, certains patients soulignent une expérience positive, notamment après une chirurgie de la cataracte avec implant multifocal. Un homme de 70 ans indique : « Je n’ai plus besoin de lunettes depuis l’opération.
Le praticien a été clair, bienveillant. » Ces témoignages, bien que présents, semblent être en minorité face à une série de plaintes graves émanant d’autres patients qui affirment avoir subi des séquelles irréversibles après des interventions initialement considérées comme routinières.
Plusieurs cas ont été relayés par Franceinfo et La Provence. Parmi eux, celui d’un homme de 41 ans ayant une acuité visuelle initiale de 10/10, opéré d’un laser YAG sans justification médicale apparente. Cette procédure, normalement réservée aux cataractes secondaires chez les patients âgés, aurait provoqué une cataracte blanche totale bilatérale.
Selon son avocat, Me Philippe Courtois, le patient a perdu la vue en quelques secondes, a été hospitalisé d’urgence et a nécessité une intervention complexe avec quatre spécialistes impliqués. Un autre cas concerne Danielle Hamou, opérée de la cataracte, qui affirme aujourd’hui ne plus pouvoir conduire, cuisiner ou se servir un verre d’eau sans aide.
Ces situations ont entraîné des troubles psychologiques profonds, dont dépression et isolement social.
Quelles sont les accusations portées contre lui ?
Les allégations contre le Dr Castelli reposent sur des erreurs médicales qualifiées de graves. Selon les témoignages recueillis, plusieurs patients auraient subi des interventions non justifiées ou mal réalisées, entraînant une perte de vision durable. Le cas le plus médiatisé est celui du patient de 41 ans, dont l’intervention au laser YAG a été effectuée sans examen préalable ni explication.
Le médecin n’aurait fourni aucune information sur les risques, ni obtenu un consentement éclairé. Franceinfo rapporte que le patient a été laissé seul, aveugle, dans la salle d’attente, avant d’être pris en charge aux urgences.
Une autre plainte concerne une patiente opérée de la cataracte qui aurait subi une détérioration progressive de sa vision, malgré plusieurs tentatives de correction. Elle affirme que le praticien n’aurait pas suivi les protocoles standard de suivi post-opératoire. À ce jour, six autres personnes envisagent de porter plainte, selon Franceinfo.
Le cabinet du Dr Castelli, fermé depuis plusieurs mois, n’a fait l’objet d’aucune annonce de reprise ou de remplacement. Aucun autre ophtalmologue n’est officiellement associé à cette adresse, ce qui laisse supposer une fin d’activité sans transition.
Testez vos connaissances sur les droits des patients
Question 1 : Le consentement éclairé doit-il être écrit ?
Question 2 : Combien de temps avez-vous pour porter plainte après une erreur médicale ?
Est-il toujours en activité en 2026 ?
En 2026, le Dr Bernard Castelli n’apparaît plus sur les annuaires officiels tels que Doctolib, Santé.fr ou l’Ordre des médecins en tant que praticien actif. PagesJaunes indique clairement que son cabinet est fermé définitivement. Aucun remplaçant n’a été désigné, et aucune activité chirurgicale n’est recensée à son nom dans les cliniques marseillaises.
Bien que son avocat, Me Eliyahu Berdugo, ait affirmé en 2025 qu’il exerçait toujours en attendant la décision finale de l’Ordre, cette information n’est plus vérifiable aujourd’hui.
La sanction prononcée en 2024 par l’Ordre des médecins reste en appel, mais la suspension de l’activité semble de fait en cours. Hospitalidée, plateforme d’avis patients, ne dispose d’aucun témoignage vérifié récent, ce qui suggère une absence totale de nouvelles consultations. La disparition de sa fiche sur les plateformes de prise de rendez-vous renforce cette conclusion : il est hautement improbable qu’il exerce encore, même de manière ponctuelle.
Que faire si vous avez été soigné par le Dr Castelli ?
Si vous ou un proche avez été pris en charge par le Dr Castelli et que vous constatez des troubles visuels inexpliqués, des douleurs oculaires persistantes ou une perte de vision progressive, il est crucial d’agir rapidement. La première étape consiste à consulter un autre ophtalmologue pour un deuxième avis médical. Ce professionnel pourra évaluer l’état de vos yeux, identifier d’éventuelles complications et déterminer s’il existe un lien avec une intervention antérieure.
Conservez scrupuleusement tous vos documents médicaux : comptes-rendus d’opération, ordonnances, courriers, et tout élément relatif à votre suivi. Ces pièces seront indispensables en cas de recours légal. Ensuite, contactez un avocat spécialisé en droit médical.
Le délai de prescription pour une plainte en responsabilité médicale est de 10 ans à compter du constat du dommage, ce qui laisse une marge pour agir, même plusieurs années après l’intervention.
Cette situation met en lumière l’importance du consentement éclairé, de la transparence des praticiens et de la vigilance des patients. Des signalements similaires ont été recensés dans d'autres régions, soulignant que ces dysfonctionnements ne sont pas isolés. Il est donc essentiel de s’informer avant toute chirurgie, de poser des questions précises sur les risques, et de ne jamais hésiter à demander une seconde opinion.
Informations pratiques
Bon à savoir
Les erreurs médicales, même rares, peuvent avoir des conséquences irréversibles. Toujours exiger des explications claires, un consentement écrit et un suivi post-opératoire rigoureux.
- Nom du praticien: Dr Bernard Castelli
- Spécialité: Ophtalmologie
- Ancien lieu d’exercice: 266 boulevard Baille, 13005 Marseille
- Clinique associée: Monticelli-Vélodrome
- Situation en 2026: Non actif / Cabinet fermé
- Sanction: Sanctionné par l’Ordre des médecins en 2024, appel en cours
- Plateformes de témoignage: Hospitalidée, Franceinfo, La Provence, Acuité
Questions fréquentes
Le Dr Bernard Castelli exerce-t-il encore à Marseille ?
Non, son cabinet est indiqué comme fermé définitivement sur PagesJaunes, et il n’apparaît plus sur les annuaires médicaux officiels en 2026.
Quelles sont les accusations contre lui ?
Il est accusé de fautes médicales graves, notamment un laser YAG non justifié ayant causé une cataracte bilatérale, et des complications post-opératoires non prises en charge.
Peut-on encore porter plainte contre lui ?
Oui, le délai de prescription est de 10 ans à compter du constat du dommage. Il est donc encore possible de se porter partie civile.
Comment obtenir un deuxième avis ?
Consultez un autre ophtalmologue, munissez-vous de vos documents médicaux, et demandez une évaluation complète de votre état visuel.
Y a-t-il d’autres patients dans le même cas ?
Oui, plusieurs témoignages convergent, et au moins six personnes envisagent ou ont déposé plainte.
Que faire avec ses anciens comptes-rendus ?
Gardez-les précieusement. Ils pourraient servir de preuve en cas de recours juridique ou de demande d’indemnisation.
Des cas comme celui du Dr Bernard Castelli rappellent que même dans des spécialités apparemment maîtrisées, les risques existent. Une enquête similaire a été menée sur un autre praticien à Marseille, montrant que la vigilance doit être constante. Le choix d’un ophtalmologue ne doit jamais se faire à la légère, surtout lorsqu’il s’agit d’interventions chirurgicales sur la vue.